La fabrication française de nos écharpes

Après plusieurs mois de recherche et de mise au point, nous sommes heureux d’être arrivés à réunir écharpes de qualité et fabrication française.

En effet, les écharpes Lainitude sont fabriquées en France, par une entreprise familiale traditionnelle d'Auvergne utilisant des techniques artisanales et d'anciens métiers à tisser dits « métiers Rachel ».


Le métier Rachel

Le métier Rachel a occupé une place primordiale dans la réalisation de produits textiles tricotés (dont les écharpes et accessoires de bonneterie) de la fin du XIXème au début du XXème siècle.
Il semblerait que ce type de métier à tisser ait été conçu par un artisan Allemand au milieu du XIXème qui lui donna le prénom de sa fille Rachel.

Ces métiers à tisser, forts robustes, ont très bien passé les années, promus grâce à la qualité et au luxe des produits réalisés. De nos jours, la majorité des entreprises du secteur textile leur ont préféré des machines plus performantes au détriment de l’authenticité et de la qualité du produit. Heureusement, notre partenaire n’a pas décidé de suivre ce chemin, à notre grande bonheur, nous permettant de réaliser des écharpes de luxe en France.

La technique de tricotage du métier Rachel

La technique de base du métier Rachel est le tricotage à mailles jetées. Cette technique, utilisée sur nos écharpes, simple à comprendre lorsqu’on la voit à l’œuvre devient beaucoup plus obscure lorsqu’on essaye de l’expliquer. Ci-dessous une explication issue du site « www.racheltex.com ».

« Le système du métier Rachel est relativement simple : une ou deux fontures d’aiguilles à crochet munies d’un clapet articulé et coulé dans du plomb d’une largeur de 2 pouces anglais ou saxon, montent et descendent alternativement dans des plaques fraisées immobiles et disposées dos à dos.

Des barres à passettes (de 2 à 8 sur les anciens métiers) également fixées dans des plombs s’agitent autour des aiguilles qui prennent le fil enfilé dans les passettes, puis échappent la boucle précédente grâce au clapet articulé qui a fermé le crochet.

Si les aiguilles font toujours le même mouvement montant et descendant, les barres à passettes sont déplacées horizontalement, par des maillons, constitués en chaîne et latéralement par des excentriques. C’est ce qui permet de construire des dessins en choisissant le fil qui sera visible entre plusieurs nappes de fil émanant de rouleaux préalablement ourdis. »

Comme vous l’aurez compris en lisant cette explication pour le moins limpide, l’utilisation de ces métier nécessite une étape préalable : l’ourdissage.

L’ourdissage de la laine servant à la confection de nos écharpes

L’ourdissage est la phase de préparation qui consiste à assembler les fils parallèlement, dans l’ordre qu’ils occuperont dans l’étoffe. Ces nappes de fils se forment sur un rouleau appelé l’ensouple. Ce dernier est ensuite placé au dessus des métiers, les fils retombant alors d’un côté seront ensuite noués un à un et seront donnés à une aiguille. Avec cette technique, un fil correspond à une aiguille.

« L'ourdissage n'était certes pas la phase la plus complexe, ni la plus subtile du tissage. (...) mais c'était la phase la plus fondamentale, la plus simple, la plus lumineuse, et sa valeur symbolique − cette convergence en une seule nappe de plusieurs centaines de fils − réchauffait mon coeur épris de retrouvailles. » 
Michel Tournier, Les Météores  (1975)